mardi 9 avril 2013

Hommage à mon père.



La souffrance atroce du mourant
La douleur qu'éprouve un être
Dans les affres d'une très longue agonie

Lors du calvaire d'une maladie possessive
Lui qui sent la mort prendre possession
De son esprit, de sa raison, de sa chair

Il est pourtant encore conscient de son sort
Courageusement, il lutte et combat
Comme il l'a toujours fait, simplement

Mais déjà, il le sait qu'il se meurt
Il sait que le printemps ne l'attendra pas 
Son corps n'est plus que torture

Et son supplice, ce martyre inutile
                                         S'insinue dans l'âme et le cœur
De ceux qui l'aiment, impuissants

Je suis là, moi qui te serre la main
Moi, consterné, qui ne sait pleurer
Je te parle du passé, je n'ose l'avenir

Tes yeux bleus , vitreux me regardent
J'y vois la faible, ultime lueur de vie
L'amour des hommes ne parle pas

Il se lit dans leurs yeux, dans leurs yeux 
Tu sais que je t'aime, je le sais aussi
Merci de ton courage, merci pour la vie

Merci de ton amour, merci d'être toi, papa
Repose en paix, Rejoins maman et  la famille....
Attends moi, prépare moi une place!


4 commentaires:

  1. Nous nous retrouvons tous, un jour... Mais la douleur est forte lorsqu'il nous faut laisser partir quelqu'un que l'on aime, et pourtant... Cela devrait nous réjouir puisque finit là son chemin de souffrance. Très beau texte

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    1. Ecrit pendant les jours de deuil, je ne fis que rendre mon ressnti de ses dernières heures, j'eus l'immense privilège d'être à ses cotés quand il ferma les yeux. merci de votre commentaire avisé. Loup.

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  2. Tu décris si bien la souffrance atroce du mourant...sans oublier celle du survivant...nous nous reverrons tous un jour,mais,un jour c'est...

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  3. Un jour, tôt ou tard, sans aucun doute.....Maerci du commentaire, Gigi.

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